mercredi 11 janvier 2012

PARIS/BANGKOK et PHNOM PENH



MARDI 10 : qui nous avait dit que la “Kuwait Airways” était toujours en retard ?... Le fait est que nous avons « décollé » du terminal 50 minutes en retard, et rejoint les nuages pas loin de 30 minutes de « taxiway » après, à nous faire croire que nous allions faire le chemin par la route !
Qui nous avait dit que la flotte de cet honorable ( !) Etat du Kuwait était vieillissante ?... Bingo, notre A300 frôlait à coup sûr  l’âge de la réforme, mais ces lignes en témoignent, nous a menés sans problème, même en rattrapant le retard de départ, à bon port et malgré l’escale « technique » prévue à Rome pour compléter l’avion.
En fait, encore un coup bas de l’heure été/hiver, le décalage horaire n’est que de deux heures, nous avons « embrassé » la piste à 19 heures 30 heures locale.
Point fort, le personnel navigant s’est montré charmant, moins bien question confort ramené à sa plus faible expression en matière de vols internationaux, mais nous avons pu « piquer » autant de « somme »s que nécessaire pour nous refaire un semblant de santé avant d’affronter à 23 heures 55 la seconde partie.
Ce ne fût pas non plus le rendez-vous de la gastronomie « hallal », et pour le coup de « jaja » il fallait faire un gros effort d’imagination en s’enfilant son « pepsi », si  par ailleurs les légumes variés sur nouilles grillées furent médiocres pour Anne, mes Schimps biryani/ Riz safrané étaient à la hauteur des bonnes « dînettes/avion » en ouvrant fort correctement le « rizgime » alimentaire qui sera le nôtre pour les 10 semaines à venir
Et puis nos cœurs étaient à la joie, d’ailleurs je n’ai pas manqué de m’amuser intérieurement, de voir régulièrement sur le ridicule écran nous faisant face, la position de la Mecque indiquée, d’abord en face, puis en glissant sur le tribord, enfin à l’arrière, avant de remonter sur bâbord à l’approche de la piste, et j’imaginais tout le monde sur son tapis de prière à faire la girouette d’un bout à l’autre du vol. En louant de surcroît que les Chrétiens ne fissent pas de même, jusqu’à Rome tout le monde se serait trouvé dans le même sens  le nez dans le derrière de l’autre,  tout le monde se serait retrouvé en odeur pas vraiment de sainteté, mais il est clair que dès le siège « papal » dépassé, les deux équipes se seraient retrouvées face à face d’un coup d’un seul, bordel à bord.
Rajoutons que si nous n’avions pas pris soigneusement soin d’éviter le ciel israëlien, quelque part en dessous ils se seraient inévitablement lamentés.
La vie est belle, non !
Nous avons ensuite de même évité de survoler l’Irak, une grande boucle au sud, en bas c’est «14 juillet » au moment où l’on s’y attend le moins et leurs pétards sont au moins de classe II, sans compter que les  Kuwaitis  gardent sûrement de leurs frères ( !) de religion un souvenir cuisant.
MERCREDI 11 : la grande aiguille de la pendule qui nous faisait face venait de franchir la demie de midi lorsque nous nous étions installés au « starbucks cofee » de l’aéroport de Bangkok, où nous sommes arrivés vers 10 heures 15, à l’heure prévue malgré un léger retard au décollage. Léger.
La Thaïlande c’est donc en vérité 6 heures de décalage horaire avec la France, midi 30 ici c’est 6 heures et demie du matin « au Pays ». Pour le Cambodge se sera donc la même chose.
Notre A 340, pas tout jeune non plus était par contre en très bon état, de la place pour les jambes, service irréprochable à bord, « boustifaille » parfaitement correcte, avec du riz bien entendu, un repas en guise de réveillon servi à 1 heure du matin alors que nous pensions dormir, en plus de la collation un peu caoutchouteuse que l’on nous avait offerte à l’aéroport, petit déjeuner complet au matin avec omelette, saucisse petit pain/beurre/confiture, jus d’orange et café… Pour 680 euros  l’aller et retour Paris/Bangkok, nous serions malhonnêtes de trouver à redire. Bon, le revers de la médaille est que nous avons plus à faire à un omnibus qu’à un express avec attente entre les rames, la contrepartie du tarif, difficile d’avoir le beurre et son argent.
Deux heures de sommeil pour moi, après avoir fini d’éplucher « le Canard » qui cette semaine s’était déchaîné, à peine le double pour Anne qui s’était « shootée »  d’un demi somnifère, c’est le chariot de l’hôtesse qui, toujours trop tôt, nous a sorti de notre torpeur, alors que notre avion approchait de la frontière de la Birmanie, probablement le petit clin d’œil du matin.
Bien que notre Airbus continuait sa course vers Manille, nos bagages n’ont fort malencontreusement pas suivi et à midi étaient même enregistrés sur notre vol Air Asia en direction de Phnom-Penh, départ à 15 heures 15, où il était prévu de prendre notre visa à l’arrivée, ce qui sera fait sans problème.
Dans l’attente, nous avions eu tout le temps d’errer dans un superbe lieu en passant d’une zone de vie à l’autre, dans cet aéroport qui est le plus important de l’Asie du Sud-Est, nous qui connaissons ceux de Kuala-Lampur et de Singapour, c’est la dimension et la classe au dessus, un ensemble tentaculaire fait de métal, de verre et de toile, des halls immenses pour abriter un luxe infini, des ensembles de statues thaïes traditionnelles imposantes, des arbres et des fleurs, des massifs d’orchidées, rien à voir avec l’aéroport que nous avions trouvé il y a près de 20 ans lorsque nous avions découvert l’Asie en commençant précisément par la Thaïlande.
Roissy est une vieille chose à côté.
Notre A 200 d’ Air Asia posé ses petites roues sur le sol du Royaume du Cambodge à 16 heures 45, parti 30 minutes en retard, il est arrivé avec le même écart. Comme a dit Anne « Jusqu’ici, zéro faute » !
Cela fait la troisième fois que nous prenons Air Asia, Première compagnie « Low coast » de ce morceau d’Asie. Pas de problème, une véritable flotte « d’autocars volants ».
Sortis des formalités, pas de navette de l’hôtel, personnellement je m’en doutais un peu. Le choix c’était « taxi » à 9 dollars ou « tuk tuk » à 7, Anne a préféré le confort et nous étions à l’hôtel à 18 heures 15 après 10 kilomètres d’intense circulation, ballet de voitures, de camionnettes, de tuk tuk, de motos, mobylettes et bécanes, style rues de Saïgon pour ceux qui connaissent… C’est tout simplement l’Asie !
Pour l’heure,  nous sommes installés dans la partie restaurant de notre hôtel et nous attendons devant notre thé chaud, le plat commandé. Ce soir nous n’allons pas faire de vieux os, Anne est lessivée et moi pas loin.
Faut dire, compte tenu du rattrapage dû à la différence des fuseaux horaires, nous avons mis « porte à porte » rien de moins que 31 heures 30 à quelques petites minutes près !

6 commentaires:

  1. Vous avez fait le plus dur!30 heures cela commence à être long. il ne vous reste plus que les bons moments découvrir, profiter des paysages, aller à la rencontre des gens et vous baigner dans une atmosphère et un environnement totalement différents. Mais vous connaissez déjà et appréciez.. bonne route. A bientôt pour la suite des aventures. Bises
    Brigitte de Tours

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  2. Nous suivrons avec intérêt votre périple.
    Bises,
    Marie-Claude et Jean depuis Toulouse

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  3. petit coucou de Casablanca, car chez les filles Hays il y en a toujours une quelque part dans le monde normal, mais d'où nous vient cette soif de bouger toutes les quatre. Normal, venant d'un village beauceron, rien d'étonnant qu'on ait des envies d'arbres, de fleurs, de rizières normal encore une fois, quand tout l'enfance et l'adolescence, on a vécu entourées de champs céréaliers. Bref... très heureux que vous soyez arrivés à bon port dans cette région si belle et si douloureuse également. Au Maroc, il fait un temps moins chaud bien sur que le Cambodge mais tout aussi humide. Il fait un grand soleil et j'apprécie cette chaleurs de midi. Gros bisous à vous deux prenez soin de vous car on vous aime. A bientôt sur vos lignes inch allah comme diraent nos amis marocains. Patricia

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  4. Sympa ces vols. Vous avez dû être content d'avoir pu mettre les pieds à destinations.

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  5. Alors les bagages vous les avez où pas ? Le tout c'est que vous soyez content.

    Bisous

    Laetitia

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  6. Quel periple ! Je commencais a m'y perdre..mais heureusement pas vous !

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