MARDI 10 :
qui nous avait dit que la “Kuwait Airways” était toujours en retard ?... Le
fait est que nous avons « décollé » du terminal 50 minutes en retard,
et rejoint les nuages pas loin de 30 minutes de « taxiway » après, à
nous faire croire que nous allions faire le chemin par la route !
Qui nous
avait dit que la flotte de cet honorable ( !) Etat du Kuwait était
vieillissante ?... Bingo, notre A300 frôlait à coup sûr l’âge de la réforme, mais ces lignes en
témoignent, nous a menés sans problème, même en rattrapant le retard de départ,
à bon port et malgré l’escale « technique » prévue à Rome pour
compléter l’avion.
En fait,
encore un coup bas de l’heure été/hiver, le décalage horaire n’est que de deux
heures, nous avons « embrassé » la piste à 19 heures 30 heures
locale.
Point
fort, le personnel navigant s’est montré charmant, moins bien question confort
ramené à sa plus faible expression en matière de vols internationaux, mais nous
avons pu « piquer » autant de « somme »s que nécessaire
pour nous refaire un semblant de santé avant d’affronter à 23 heures 55 la
seconde partie.
Ce ne fût
pas non plus le rendez-vous de la gastronomie « hallal », et pour le
coup de « jaja » il fallait faire un gros effort d’imagination en
s’enfilant son « pepsi », si par ailleurs les légumes variés sur nouilles
grillées furent médiocres pour Anne, mes Schimps biryani/ Riz safrané étaient à
la hauteur des bonnes « dînettes/avion » en ouvrant fort correctement
le « rizgime » alimentaire qui sera le nôtre pour les 10 semaines à
venir
Et puis
nos cœurs étaient à la joie, d’ailleurs je n’ai pas manqué de m’amuser intérieurement,
de voir régulièrement sur le ridicule écran nous faisant face, la position de
la Mecque indiquée, d’abord en face, puis en glissant sur le tribord, enfin à
l’arrière, avant de remonter sur bâbord à l’approche de la piste, et
j’imaginais tout le monde sur son tapis de prière à faire la girouette d’un
bout à l’autre du vol. En louant de surcroît que les Chrétiens ne fissent pas
de même, jusqu’à Rome tout le monde se serait trouvé dans le même sens le nez dans le derrière de l’autre, tout le monde se serait retrouvé en odeur
pas vraiment de sainteté, mais il est clair que dès le siège
« papal » dépassé, les deux équipes se seraient retrouvées face à
face d’un coup d’un seul, bordel à bord.
Rajoutons
que si nous n’avions pas pris soigneusement soin d’éviter le ciel israëlien, quelque
part en dessous ils se seraient inévitablement lamentés.
La vie est
belle, non !
Nous avons
ensuite de même évité de survoler l’Irak, une grande boucle au sud, en bas c’est
«14 juillet » au moment où l’on s’y attend le moins et leurs pétards sont
au moins de classe II, sans compter que les
Kuwaitis gardent sûrement de
leurs frères ( !) de religion un souvenir cuisant.
MERCREDI
11 : la grande aiguille de la pendule qui nous faisait face venait de
franchir la demie de midi lorsque nous nous étions installés au
« starbucks cofee » de l’aéroport de Bangkok, où nous sommes arrivés
vers 10 heures 15, à l’heure prévue malgré un léger retard au décollage. Léger.
La
Thaïlande c’est donc en vérité 6 heures de décalage horaire avec la France,
midi 30 ici c’est 6 heures et demie du matin « au Pays ». Pour le Cambodge
se sera donc la même chose.
Notre A
340, pas tout jeune non plus était par contre en très bon état, de la place
pour les jambes, service irréprochable à bord, « boustifaille »
parfaitement correcte, avec du riz bien entendu, un repas en guise de réveillon
servi à 1 heure du matin alors que nous pensions dormir, en plus de la
collation un peu caoutchouteuse que l’on nous avait offerte à l’aéroport, petit
déjeuner complet au matin avec omelette, saucisse petit pain/beurre/confiture,
jus d’orange et café… Pour 680 euros l’aller et retour Paris/Bangkok,
nous serions malhonnêtes de trouver à redire. Bon, le revers de la médaille est
que nous avons plus à faire à un omnibus qu’à un express avec attente entre les
rames, la contrepartie du tarif, difficile d’avoir le beurre et son argent.
Deux
heures de sommeil pour moi, après avoir fini d’éplucher « le Canard »
qui cette semaine s’était déchaîné, à peine le double pour Anne qui s’était
« shootée » d’un demi
somnifère, c’est le chariot de l’hôtesse qui, toujours trop tôt, nous a sorti
de notre torpeur, alors que notre avion approchait de la frontière de la Birmanie,
probablement le petit clin d’œil du matin.
Bien que
notre Airbus continuait sa course vers Manille, nos bagages n’ont fort malencontreusement
pas suivi et à midi étaient même enregistrés sur notre vol Air Asia en
direction de Phnom-Penh, départ à 15 heures 15, où il était prévu de prendre
notre visa à l’arrivée, ce qui sera fait sans problème.
Dans
l’attente, nous avions eu tout le temps d’errer dans un superbe lieu en passant
d’une zone de vie à l’autre, dans cet aéroport qui est le plus important de
l’Asie du Sud-Est, nous qui connaissons ceux de Kuala-Lampur et de Singapour,
c’est la dimension et la classe au dessus, un ensemble tentaculaire fait de
métal, de verre et de toile, des halls immenses pour abriter un luxe infini,
des ensembles de statues thaïes traditionnelles imposantes, des arbres et des
fleurs, des massifs d’orchidées, rien à voir avec l’aéroport que nous avions
trouvé il y a près de 20 ans lorsque nous avions découvert l’Asie en commençant
précisément par la Thaïlande.
Roissy est
une vieille chose à côté.
Notre A
200 d’ Air Asia posé ses petites roues sur le sol du Royaume du Cambodge à 16
heures 45, parti 30 minutes en retard, il est arrivé avec le même écart. Comme
a dit Anne « Jusqu’ici, zéro faute » !
Cela fait
la troisième fois que nous prenons Air Asia, Première compagnie « Low
coast » de ce morceau d’Asie. Pas de problème, une véritable flotte « d’autocars
volants ».
Sortis des
formalités, pas de navette de l’hôtel, personnellement je m’en doutais un peu. Le
choix c’était « taxi » à 9 dollars ou « tuk tuk » à 7, Anne
a préféré le confort et nous étions à l’hôtel à 18 heures 15 après 10
kilomètres d’intense circulation, ballet de voitures, de camionnettes, de tuk
tuk, de motos, mobylettes et bécanes, style rues de Saïgon pour ceux qui
connaissent… C’est tout simplement l’Asie !
Pour l’heure,
nous sommes installés dans la partie
restaurant de notre hôtel et nous attendons devant notre thé chaud, le plat
commandé. Ce soir nous n’allons pas faire de vieux os, Anne est lessivée et moi
pas loin.
Faut dire,
compte tenu du rattrapage dû à la différence des fuseaux horaires, nous avons
mis « porte à porte » rien de moins que 31 heures 30 à quelques
petites minutes près !