SAMEDI 18 : l’art d’avancer en terres inconnues, pour soi, est toujours un doux mélange entre méfiance et confiance, et l’instinct n’est jamais absent pour combler le manque d’éléments rationnels d’appréciation. Ainsi ce matin, nous n’avions pas de tickets de bus, seulement le récépissé de l’argent versé à la petite et sympathique chinoise de notre guesthouse, alors que nous devions les avoir dans la foulée, en début de soirée du premier jour. Ce matin donc, on devait nous prendre à 9 heures pour aller à la «bus-station» récupérer un bus qui devait partir à 9 heures30, voilà le deal.
Branle-bas de combat, un taxi est venu nous prendre à 8heures45 pour nous emmener 2 kilomètres plus loin, sur la voie rapide, afin de nous mettre dans les mains d’une chinoise à moustache (ça existe), qui ne parlait pas un mot d’anglais, qui avait déjà deux clients sous le bras, et qui nous a demandé d’attendre tout en passant une demi-douzaine de coups de fil. Puis un beau car de fabrication locale est arrivé, le chauffeur très classe en costume bleu foncé, chaussettes et gants blancs (tricotés), souliers vernis et lunettes de soleil, à croire qu’il était entre deux prises d’un remake chinois des «blues brothers». Certes il lui manquait le galurin, laissé sur les lieux du tournage probablement !
D’une main délicate, dégantée, il ouvrit le coffre à bagages, à nous de les enfourner suivant une pratique assez en usage ici, et nous voilà installés à l’avant dans un bus «top classe», en route pour Lijiang…. Mais que demande le peuple ?
Les montagnes chinoises n’ont vraiment rien à envier aux montagnes russes sauf que tout est beau dans le Yunnan. La belle route à deux voies nous a offert un paysage de plantations en terrasses et nous avons vu apparaître des rizières bien vertes, des villages bien propres tout aussi charmants que ceux déjà croisés, avec un arrêt «besoin» à mi-route, toilettes collectives bien sûr mais d’une propreté exemplaire avec une dame «pipi» pleine d’humour qui a accueilli mon billet (il n’y a pas de pièces en Chine comme dans le reste du Sud-Est asiatique) par un «merci beaucoup» qu’elle prononçait d’une façon charmante comme si elle avait bossé la méthode «à mimile» la veille en prévoyant notre passage.
Moins bien du côté de la femme taxi qui a fait sa tête de lard en nous laissant au diable, faut dire que notre nouvelle guesthouse est dans la vieille ville au milieu de zones piétonnes, mais quand même le petit plan que j’avais en main illustrait la façon de s’en approcher au plus près. Bref, perdus dans un dédale de rues dont je reparlerais, c’est un couple charmant que nous avons dérangé dans leur repas et qui après avoir gentiment téléphoné à notre destination, nous a fait comprendre via le traducteur de sa tablette, qu’on allait venir nous chercher. 5 minutes de «crapahute» plus tard nous étions installés dans une auberge de jeunesse parfaitement charmante, même que nous y avons déjeuné et même que pour nous faire plaisir nous avons eu droit aux grandes voix de la chanson française, de la môme Piaf à la greluche de Bruni-Sarkozy… Nous étions bien installés et nos assiettes pas vidées sinon nous aurions pris la porte!
Comme il est doux de ne rien faire lorsque l’on a fait plusieurs heures de route, c’est sur la terrasse à hauteur des toits des vieilles maisons de Lijiang, sous un soleil bien bleu couronnant d’un coussin ouaté les montagnes alentours, qu’ Anne dans un fauteuil à bascule, s’est enfoncée dans son livre. Moi non loin, à l’ombre d’une jolie véranda de bois, dans la mise à jour de mes petits papiers et de notre route.
A 16 heures, nous avons repris notre bâton, pour une première approche de la ville, «faire» de l’argent et trouver une agence de voyages pour faire «notre marché», sachant que l’auberge s’occupera de nous vendre les tickets de bus pour l’étape suivante.
Lijiang avec ses 300.000 habitants est à considérer comme étant une petite ville pour la Chine. Elle est au centre du pays «Naxi», un peuple descendu du Tibet au Xème siècle avant notre ère, avec leurs traditions matinées d’animisme et de chamanisme, et leur matriarcat, pour s’installer dans cette région de moindre altitude. Aujourd’hui ils sont réduits à l’état de minorité chinoise. Dans les rues, les femmes sont souvent en habits traditionnels, surtout dans les boutiques et entrées de restaurants, dans les rues de vieilles femmes courbées sous la charge, le port d’une hotte dans le dos est classique, sont en habits de tous les jours avec coiffe et / ou la casquette «mao» , bleue cobalt ou marine, rivée sur la tête.
Il y a deux villes, la ville moderne où nous sommes arrivés, et la ville ancienne où nous sommes installés. La première ne se distingue en rien de ce que sont les villes chinoises mais la seconde est un ilot de constructions médiévales qui s’articulent dans un canevas désordonné de ruelles et de petits canaux où bruisse l’eau des torrents qui dévalent les pentes voisines que domine de ses 5596 mètres le mont Yulon Xueshan dit «Montagne du Dragon de Jade», et c’est une pure merveille, et le disant ainsi je réduis en banalité ce qui sort de l’exception et qui mérite largement son classement au patrimoine mondial de l’humanité.
Trois remarques cependant :
La première est que c’est tellement bien restauré, et les ruelles, toutes piétonnes, si bien réaménagées que tout paraît presque neuf… Sauf qu’il n’y a que l’histoire et le sang des hommes pour bâtir une œuvre comme celle-ci, aucun architecte ne pourrait, ni avoir le temps, ni les moyens et ni le génie pour la créer ainsi.
Le corolaire inévitable est qu’il y a au moins trois touristes au mètre carré, par bonheur pour nous que du tourisme chinois ce qui nous laisse dans un bain d’exotisme appréciable, nous avons croisé le seul couple occidental, deux petits français de la Réunion, qu’à 20 heures à la «Pizza Hut» où ils voulaient, comme nous, donner une alternative au riz.
Le corolaire du corolaire est que les kilomètres de façades des maisons ne sont que boutiques, échoppes, restaurants, agences de voyages, guesthouses et j’en passe. Il n’y a aucune maison de stricte habitation dans cet énorme agglomérat architectural. Du monde partout à tel point que si tous sortaient dans les ruelles, le blocage serait instantané, sans aucunement exagéré, du jamais vu sur une telle surface… Bref, Dali à côté c’était de «l’amuse bouche» quant à Siem Reap, finalement il y avait peu de monde, mais de quoi s’est-on plaint? Difficile de faire la photo sans trop de personnes, lorsque l’on est patient l’on y arrive de temps en temps.
Beaucoup de jeunesse en ballade, de tous les looks y compris des délurés, une jeunesse que nous avons surpris à la nuit tombée, à danser en énormes rondes que l’on appelle chez les Bretons, la ridée tout simplement, main dans la main avec mouvements de bras, des jambes et des pieds. Anne n’en revenait pas de cette parenté émouvante avec les «Naxis».
Nous sommes arrivés «à faire» de l’argent comme nous le souhaitions, au second Dab, et nous sommes arrivés alors que nous étions au bord du désespoir et prêts à abandonner, à trouver une petite agence de voyage dans laquelle l’une des deux jeunes femmes pouvait s’exprimer en anglais, ça aussi, c’est du jamais vu depuis que nous arpentons la terre, et nous lui avons négocié avec succès deux places dans un groupe pour la visite des gorges du Yangzi… C’est pour demain.
DIMANCHE 19 : L’opportunité était trop tentante pour ne pas avoir franchi le pas de l’infidélité. Le temps d’une journée nous avons oublié le Mékong pour une rencontre avec le Yangzi, plus connu pour nous sous le nom de Yang Tsé Kiang, qui avec ses 6300 kilomètres de long se situe à la troisième place des fleuves au monde.
C’est que le Yangzi passe à 60 kilomètres au Nord de Lijiang en se frayant un passage dans un canyon profond de 2000 mètres, considéré comme représentant les plus belles gorges de Chine. Elles s’étirent sur environ 30 kilomètres et au passage le plus étroit la largeur du fleuve est de 30 mètres et d’autre part sa profondeur record au niveau de ces gorges est de 196 mètres, à la saison des pluies nous supposons. De chaque côté, un sommet de l’ordre de 5500 mètres, c’est dire le gigantisme du site.
Nous ne voulions pas louper la rencontre, soit en parcourant sur un chemin de randonnée les 30 kilomètres de gorges, soit en descendant au fond à l’endroit de sa plus faible largeur appelée «gorge du saut du tigre» en référence à une légende qui raconte qu’un tigre poursuivi par un chasseur aurait d’un bon franchi le fleuve à cet endroit.
Hier donc, nous avons acheté ce «trip» et ce matin à l’heure du laitier nous étions sur le pavé à rejoindre le point de ralliement à l’autre bout de la vieille ville. Déjà pour le lever tôt nous étions aux anges. Le soleil à 7 heures 30 pointait tout juste pour dorer les pavés des ruelles, les échoppes étaient fermées, nous entendions l’eau bruisser dans les ruisseaux, seuls quelques marcheurs aux pas sonores venaient apporter la vie. Formidable. Avec notre «voucher» écrit uniquement en chinois, nous avons eu un peu de peine à identifier notre groupe parmi tous ceux qui se formaient mais après une petite frayeur de ne pouvoir y arriver, nous avons été cooptés par l’un d’entre eux, le bon, et nous n’avions plus qu’à suivre le fanion du leader. Un paysage de montagne est toujours beau et celui du pays «Naxi» particulièrement avec ses cultures en terrasses, ses hameaux de maisons en briques de torchis, toujours dans le style du coin à quelques petites variantes, et puis très rapidement avec les eaux couleur jade du Yangzi. Nous avons découvert le fleuve au niveau de ses rives les plus basses, plantées en terrasses, et là un bon nombre de nos touristes chinois ont pris l’option de descendre quelques boucles du fleuve sur des espèces de bateaux gonflables sur lesquels il s’agissait de s’asseoir à califourchon sur l’un des deux boudins, un plaisir que nous n’avions pas perçu devant cette mise à l’eau un peu ridicule, aussi c’est de la route avec les participants restants que nous avons apprécié le paysage, avant que ne soit reconstitué le groupe pour un arrêt déjeuner. Tous assis autours de tables rondes, avec les plats au milieu pour picnocher avec les baguettes, l’autre main avec le bol de riz…Anne avait récupéré mon couteau de scout qui fait cuillère et fourchette, selon ; mais moi je m’en suis collé partout!
Nos petits Réunionnais d’hier au soir venant de faire cette sortie, nous avaient dit que c’était plus que «coton», aussi nous appréhendions un peu l’aventure. Car rejoindre les eaux tumultueuses de Yangzi c’est s’élancer sur une sente qui descend vertigineusement, faite de marches dans les cailloux et rochers parfois glissants, avec aux points les plus scabreux, quand il n’y a pas de salutaires branches ou de racines, avec des chaînes pour s’agripper. Et c’est bien parce que nous étions au milieu de cette joyeuse cohorte que nous nous sommes lancés. Pour une histoire d’image déjà.
Longue descente d’une bonne demi-heure pour un vrai plaisir de nous retrouver dans les rochers du fleuve, via une passerelle de bois, à l’endroit de beaux rapides et d’où notre légendaire tigre s’est élancé pour atteindre l’autre rive, mais n’est pas tigre qui veut et pour nous, la punition d’avoir pêché par «audace» , fût de remonter. La montée est moins dangereuse c’est bien connu, mais oh combien plus épuisante. Nous avons mis une heure pour atteindre le point de départ et nous avons cru mourir une dizaine de fois, autant de fois que de haltes pour retrouver le souffle et reposer des muscles au bord de la tétanie. Une fois en haut, nous nous regardions tous les deux sans plus avoir la force de parler, mais nos yeux rougis de fatigue disaient jamais plus !
Du moins jusqu’à la prochaine fois !
Le retour s’est fait en silence, en rêvassant au fait que la vie doit s’accomplir en marchant, et quand à 19 heures le car nous a laissés à la porte de la vieille ville, notre souci a été de nous trouver une table accueillante pour reconstituer nos forces… Et dans le silence car il est de bon ton ici pour les restaurants que de faire «spectacle Naxi» avec danseuses et danseurs en habits traditionnels qui gesticulent des danses de «Sioux», ce qui ne serait pas désagréable si ce n’était la musique hurlante et les effets de lumières pour faire «cabaret» comme si c’était utile d’en rajouter.
Demain c’est lundi, il y a deux ou trois choses remarquables à visiter, notre espoir est que tout le monde aura repris le chemin du boulot, ce n’est pas vacances en ce moment en Chine.
LUNDI 20 : on l’aura compris, Lijiang est construite sur un plateau d’altitude entourée de hautes montagnes, on y descend en lacets en venant du sud et l’on s’en échappe vers le nord par une route similaire. Le vieux Lijiang est adossé à son Ouest à une colline dite du lion, au centre du plateau, et arrosée par une rivière qui vient du Nord, passe par un joli parc fait aussi de pièces d’eau, et se multiplie en ruisseaux canalisés dans tous les quartiers de la ville, ce qui est exceptionnellement beau aujourd’hui , mais qui simplement assuraient autrefois l’eau courante aux maisons. Le monde moderne est vorace et la ville nouvelle enserre de partout la cité ancienne, laissant la partie non construite du plateau aux plantations. Aucun espace n’est perdu puisque ce serait justement dans le Yunnan du Sud, que l’Homme aurait appris à sculpter la montagne en terrasses, pour tout y cultiver, à commencer par le riz. La technique aura fait florès dans toute l’Asie du Sud-Est.
Facile de faire l’instruit maintenant que nous venons d’arpenter la ville pendant 7 heures, sans beaucoup de poses. Pourtant ce matin nous avons pris notre temps, petit-déjeuner calmement, puis nous avons acheté nos tickets de bus pour demain, et dans la foulée, réserver notre guesthouse pour la suite, pour ne pas parler d’auberge de jeunesse puisque depuis Dali nous avons renoué avec le genre… Mais en partant à 10 heures et en revenant à 17 le compte est bon.
Après la folie du samedi nous avons sous la belle lumière du soleil du matin, retrouvé une ville bien calme même si dans la journée le tourisme s’est nettement multiplié malgré l’absence de Rtt du Chinois. Attention au jour où il déferlera vraiment en France et en Italie, les deux destinations romantiques à connaître dans une vie. Une déception pour commencer, la résidence Mu était fermée contrairement à ce que notre «Routard» déclare, une «connerie» de plus à son actif. Ne sachant pas lire le Chinois, nous ne saurons pas si cette fermeture est propre au lundi. Contre l’un de ses murs, un vaste bâtiment est livré à la restauration complète et je me suis invité à l’inspection des travaux, histoire d’avoir une vue plongeante sur la dite résidence en question qui vu de loin est superbe. Mais ce qui était encore plus admirable c’est le travail que des dizaines d’ouvriers et d’ouvrières faisaient, notamment ceux et celles qui se livraient aux travaux de menuiserie d’une part, et de décoration peinte d’autre part. Je ne sais pas s’il y a des confréries d’ouvriers dans l’Empire Céleste mais il y a de remarquables Compagnons et Maîtres.
Il y a beaucoup de boutiques qui sont spécialisées dans la vente du café du Yunnan, et davantage à proposer du thé, mais le hasard a voulu que nous entrions probablement dans la plus traditionnelle de toutes. Le proprio a été ferme sur les prix mais une fois nos achats faits, il s’est livré à une véritable démonstration sur l’art de faire et de servir le thé. Nous en sommes repartis remplis comme une grosse théière !
La surprise qu’elle a été bonne pas la suite, c’est notre inévitable rendez-vous avec le marché local. Celui-ci à la frontière de la vieille ville et cité moderne. Dire «c’est l’un des plus beaux» va finir par devenir un tic de langage, d’écriture, mais comment dire autrement. Je vais éviter d’en parler encore sur une demi-page car c’est une entière qu’il faudrait que je réserve aux longues minutes que nous lui avons consacré. De tout bien entendu, mais nous nous sommes demandés si nous avions déjà vu d’aussi beaux légumes avec des choux, des tomates, des oignons, des patates douces, des pommes de terre énormes. Je passe sur les racines et tubercules de toutes sortes; des légumes verts à plonger Darwin dans ces dessins pendant un long mois. Bien sûr la viande, le poisson, la volaille avec une image toujours saisissante sur ces marchés, celle d’acheter les pattes de poulet au kilo, le bout des ailes pareil, sans compter le reste du volatile découpé en autant morceaux… Il n’y a que le bec qui échappe à la consommation.
Nous y avons acheté des fruits, Anne a enfin trouvé ses petites bananes, mais aussi de petites mangues lilliputiennes, des kumquats et je ne sais quoi encore, mais «la Miss» n’a pas été inspirée par les gargotes aussi nous nous sommes recentrés pour acheter à un des stands d’alimentation qui se succèdent sur bien 100 mètres de trottoir. Anne a craqué pour un joli poisson grillé, et moi j’ai opté pour trois brochettes de friture: une de petits poissons, une de libellules et une de sauterelles au risque de repartir en faisant des sauts toute l’après-midi. Je n’ai pas osé les chenilles et les larves mais le premier pas étant fait je sens que le monde des insectes va se sentir menacé sous quelque forme qu’il soit !
Alors, alors, alors… Eh bien franchement, l’on m’aurait bandé les yeux pour la dégustation, vivants je ne dis pas, mais à l’état de friture j’aurais pu réellement confondre entre mes trois brochettes.
Et puis nous n’étions pas à plaindre, assis sur le gros rebord en ciment qui cerclait un arbre, une pauvre dame nous a accompagnés dans notre repas en finissant toutes les barquettes qu’elle récupérait au fur et à mesure dans la poubelle qui nous jouxtait. Anne lui a donné une banane, il faudra lui dire que c’est très bien !
Après cet intéressant intermède, nous avons pris la direction du Nord, celle du parc de l’Etang du Dragon Noir. Entrée du billet pour le touriste, l’équivalent de 10 euros par personne, après hésitation nous allions rebrousser chemin car une bonne dame nous a fait comprendre qu’avec l’équivalent de 8 euros pour nous deux, elle pouvait nous faire rentrer par une autre porte, nous n’avons pas trop hésité et nous avons largement profité de ce beau jardin comme savent faire les Chinois qui auraient inventé le genre contrairement à ce que déclarent les Japonais. Belles allées arborées, belles pièces d’eaux avec petits ponts de marbre, beaux portiques peints et beaux temples, bref avec les cimes enneigées et les glaciers en toile de fond, nous étions dans la carte postale. C’est par ce parc que déboulent les eaux qui arrosent la ville.
Deuxième et dernier objectif, la colline du lion sur laquelle se situe la pagode Wanggu. Un taxi nous y a déposés à l’arrière, et 165 marches plus haut plus une rampe «pépère», plus les 90 marches de la pagode, nous dominions le plateau, surtout l’exceptionnel appareillage des toits de la vieille ville. La pagode est très belle, les deux kiosques traditionnels qui l’accompagnent, celui de la cloche et celui du tambour, tout autant.
Mais là, comme nous y tenions avant tout, nous avons été tenus de débourser la même entrée au prix prohibitif que le parc. En revenant à la guesthouse plus tard, nous apprendrons que le ticket faisait les deux… Et 8 euros de perdus pour les deux nigauds !
Le second intérêt de cette visite fût de redescendre sur la vieille ville en caracolant de passages en escaliers en venelles, avec toujours des boutiques et autres échoppes de chaque côté, du monde bien sûr, mais il ne faut pas venir en Chine si l’on veut se retrouver seul.

